MAINS LIB & THE KEEPERS

VOTRE CASQUE BIEN GARDE

Avoir les mains libres, pour faire ses courses ! C’est une aubaine que les commerçants ont bien compris. Depuis mars 2016, des consignes gratuites pour casques sont disponibles dans les centres commerciaux du midi de la France. Après Paris, Mains Lib se déploie sur la Côte d’Azur, avec l’objectif d’atteindre les 300 bornes dans le pays, d’ici la fin de l’année.

Pour l’international, la start-up devient The Keepers.

Ne dépassez pas les bornes

Sur la Côte d’Azur, les motards ont la vie belle ; le temps y est clément ; les petites routes sinueuses de l’arrière pays offrent des plaisirs joyeux ; ses paysages ont inspiré de nombreux artistes. Pour les touristes, c’est la carte postale !  Voilà pourquoi, nous motards, sommes plus nombreux qu’à Paris et ailleurs, par tête d’habitant. Dans ce tableau idyllique, Marseille fait tache, avec le record de France de l’embouteillage. L’usage des deux-roues motorisés s’y est développé aussi, pour une toute autre raison, moins glamour : l’utilitaire y a remplacé la passion.

C’est en toute logique économique, que Mains Lib, entreprise francilienne de consignes gratuites de casques, a répondu, après Paris, à l’appel providentiel du sud, pour s’y déployer. Depuis mars 2016, la cité phocéenne, Toulon et  Nice (Terrasses du port, Avenue 83 et Nice Etoile) sont des villes pionnières. Cette start-up compte atteindre les 300 bornes en France, d’ici la fin de l’année et conquérir le sud de l’Europe dans la continuité.

Casse tête chinois

François Jaubert est l’instigateur de cette idée intelligente. En mission universitaire en Chine, des consignes de parapluies dans les musées attirent son attention. Comment faire de cette pratique exotique, une opportunité d’affaires dans mon pays ? De retour en France, il adapte le produit aux usages. Mais ce qui se fait ailleurs, ne marche pas toujours ici. Alors comment faire ? Dans la rue de la capitale, François Jaubert joue les détectives. Ils observent le comportement des passants. Les casques encombrent leurs mains et sont des accessoires onéreux et indispensables pour des millions de français. Il tient enfin son business, passons à l’étape suivante…

Tout bien pensé

Il faut maintenant réfléchir au prototype. Le produit doit être facile d’utilisation…Accessible en libre-service… Solide pour ne pas être dégradé… Fiable pour éviter les pannes et les réclamations… Sobre pour s’intégrer harmonieusement… Elégant pour séduire les clients… Sécurisé pour empêcher les vols et répondre aux contraintes du dispositif Vigipirate. Vincent s’associe au projet pour aider à la conception, de l’électronique à la mécanique, en résonnant toujours ergonomie. Les bornes seront des tours en acier gris anthracite où les casques peuvent être vus, en transparence, par leur propriétaire et les services de sécurité. Nous voilà rassurés.

Pour la fabrication, ils préféreront la France, bien sûr, plutôt que la Chine. Pour superviser la production, à 2 heures de Paris, la Vendée, c’est tout de même plus pratique. François est fier d’agir localement pour faire tourner l’industrie de notre cher pays.

Le concept terminé, l’équipe travaille déjà sur un nouveau modèle, cette fois, mural et modulable, pour équiper les stades et salles de concert. Ils font carton plein au Parc des Princes.

Tout compte fait

Les bornes sont implantés sur des sites stratégiques, faciles d’accès où les motards et scootéristes stationnent le plus souvent. Les aéroports, les gares et les centres commerciaux sont leur première cible pour tester leur service.

Du côté marketing, les associés connaissent leur marché. L’argument est en béton : un client qui a les mains libres peut prendre son temps, faire son shopping et dépenser sans compter. Les commerçants sont conquis ;  les shopping centers paient la note. L’affaire est dans le sac !

20 secondes pour déposer, 5 pour récupérer

C’est à vous, top chrono… Déposez votre casque dans la consigne et refermez ; la borne génère automatiquement, un code qui verrouille et permet d’ouvrir l’emplacement. Pour récupérer votre accessoire, entrez le même numéro. C’est aussi simple.

Les bornes placées sous vidéo surveillance ou à proximité des vigiles, vous permet de consommer sereinement, sans craindre de vous faire voler votre équipement. Votre casque sera conservé 3 jours maximum, dans les aéroports et les gares, 16 heures au plus, dans une galerie marchande. En moyenne, la durée de dépôt d’une heure correspond au temps nécessaire pour faire ses courses.

Pour identifier la borne la plus proche, un applicatif de géolocalisation (disponible en Ile-de-France, prochainement en régions) a été développé grâce au financement participatif. La société Mains Lib, en pleine croissance, compte aujourd’hui, une équipe de 6 personnes et 3 associés.

Notation pour les Terrasses du port 4,8/5 pour une moyenne nationale de 4,75.

Il y a toujours une solution

Ne vous prenez plus la tête. En cas d’oubli prolongé, Mains Lib répondra toujours présent. En atteste cette anecdote.

« Allo, j’ai déposé mon casque mais mon code ne fonctionne pas. Je ne comprends pas ? Dans la société, on s’agite, on cogite, quand soudain, les souvenirs reviennent : quelques mois auparavant, un casque dans une housse vermillon était resté dans une consigne. Un collaborateur de Mains Lib s’était chargé de le récupérer pour le mettre de côté, au bureau. Un quiproquo s’ensuivit : l’étui de protection qui recouvrait l’accessoire dans la borne, face au plaignant, était identique à celle déposée dans l’entreprise. Autour d’un verre, les associés et le client ont beaucoup ri autour de cette histoire. La morale, dans tout ça ? Quand on a une mémoire de poisson rouge, vaut mieux garder son casque sur la tête !

En 2016, Mains Lib s’ouvre à l’international et devient The keepers.